L’importance des mises à jour régulières pour votre infrastructure IT

Jantien Rault

CEO Fondateur POWER ITI

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Une mise à jour informatique n’est jamais un détail technique. C’est un réglage qui rapproche un logiciel de son environnement réel, qui réduit les failles et qui stabilise le quotidien. C’est un geste discret qui protège l’entreprise, même quand personne ne le remarque.

Dans une PME, les mises à jour du parc informatique passent souvent après le reste : la production, les clients, les urgences. Pourtant, ce sont elles qui évitent les interruptions, les failles déjà connues, les pannes silencieuses et les incompatibilités avec les logiciels métiers.
Cet article vous aide à comprendre à quoi servent vraiment les mises à jour régulières, quelles sont les familles à surveiller, ce qui se passe quand elles s’accumulent, et comment mettre en place un cycle simple, réaliste et soutenable, sans faire de la maintenance votre activité principale.

1. Pourquoi les mises à jour sont essentielles

Une mise à jour rapproche plusieurs éléments : un logiciel, son système d’exploitation, le réseau, les services cloud. Tant que ces éléments restent proches, l’ensemble reste cohérent. Quand les versions s’éloignent, les problèmes apparaissent : failles, lenteurs, incompatibilités qui semblent “incompréhensibles” côté utilisateur.

Les mises à jour informatiques réparent, ajustent, synchronisent.
Elles ne rajoutent pas seulement des boutons ou une nouvelle interface. Elles corrigent des failles connues, stabilisent des fonctions utilisées tous les jours et alignent les outils avec les usages réels de l’entreprise. C’est un des piliers d’une vraie stratégie de cybersécurité pour PME.

Leur rôle peut se résumer simplement :

  • Sécurité : réduire l’écart entre les vulnérabilités publiées et les protections en place.
  • Stabilité : limiter les comportements imprévisibles (plantages, écrans figés, erreurs aléatoires).
  • Performance : maintenir des temps de réponse acceptables au fil du temps.
  • Compatibilité : conserver un langage commun entre systèmes, logiciels et services en ligne.

1.1. Une vulnérabilité, un correctif, puis une course

Le cycle est toujours le même. Une faille est découverte. L’éditeur publie un correctif. Les équipes de sécurité documentent la vulnérabilité. Les outils d’attaque automatisés intègrent ce nouveau scénario. À partir de ce moment, toutes les entreprises qui n’ont pas encore appliqué la mise à jour se retrouvent dans une zone de retard.

L’objectif n’est pas d’être parfait. L’enjeu, c’est de ne pas laisser une faille critique ouverte pendant des mois. Plus le délai entre la mise à disposition du correctif et son installation est long, plus la fenêtre de risque s’élargit.

À retenir : une mise à jour ne crée pas la faille, elle vient la corriger. Le risque se concentre dans le temps où le correctif existe, mais n’est pas encore installé sur votre parc informatique.

1.2. Un impact direct sur la productivité

Les utilisateurs voient rarement le lien entre “mise à jour” et “confort de travail”. Pourtant, le lien est direct.
Un module non mis à jour peut rendre un logiciel plus lent, provoquer des erreurs étranges ou forcer à répéter certaines actions. Individuellement, ce n’est que quelques secondes, parfois une petite minute.

Mais ces secondes se répètent. Dans une équipe de 15 personnes, quelques secondes perdues à chaque ouverture d’outil, à chaque impression ou à chaque connexion peuvent représenter plusieurs jours de travail en fin d’année. La mise à jour se fait une fois ; la perte de temps, elle, revient tous les jours.

1.3. Cohérence de l’écosystème : tout est lié

Un système informatique n’est pas un bloc unique. C’est un empilement : système d’exploitation, pilotes, bibliothèques, logiciels, navigateurs, extensions, services cloud. Si une couche avance et que les autres restent immobiles, les interfaces se mettent à craquer :

  • un formulaire ne s’affiche plus correctement ;
  • une signature électronique refuse de se lancer ;
  • un module de facturation se fige au moment de l’export.

Les mises à jour maintiennent cette cohérence en rapprochant régulièrement les versions qui, sinon, partiraient chacune dans une direction différente. C’est un principe de base dans les environnements modernes de type Zero Trust, où chaque appareil doit rester conforme, contrôlé et à jour.

2. Les familles de mises à jour dans une PME

Dire “on fait les mises à jour” ne suffit pas. Il faut savoir de quoi on parle. Dans une PME, plusieurs couches coexistent avec des rythmes différents. Certaines sont très critiques, d’autres acceptent un peu de retard. Les mélanger crée de la confusion et des zones aveugles.

En pratique, une PME doit suivre au moins quatre familles :

  • les systèmes d’exploitation des postes et serveurs ;
  • les logiciels métiers et applications ;
  • les équipements réseau (firewalls, routeurs, Wi-Fi, switches) ;
  • les services cloud, navigateurs et outils SaaS.

2.1. Systèmes d’exploitation

Windows ou macOS servent de socle à tout le reste. Un système non supporté perd ses mises à jour de sécurité. Il reste utilisable, mais il n’est plus aligné sur les risques actuels. Cela crée une zone de fragilité qui ne se voit pas au premier regard, mais que les outils d’attaque, eux, identifient immédiatement.

Mettre à jour le système ne signifie pas forcément “changer de version tous les ans”. Cela veut dire rester dans les versions encore supportées, en cohérence avec la politique de gestion des comptes et des droits décrite dans notre article sur la gestion des identités et des accès.

2.2. Logiciels métiers et applications

ERP, CRM, logiciel de paie, gestion locative, outil de santé, production… Tous reposent sur des briques techniques internes : moteurs de base de données, frameworks, bibliothèques graphiques, connecteurs API.
Une nouvelle version vient souvent mettre à jour tout cet ensemble. Quand elle n’est pas installée, le logiciel continue de tourner, mais sur une pile technique vieillissante.

C’est là que surgissent les comportements bizarres : une fonction qui marche chez un utilisateur mais pas chez un autre, un export qui bloque, un PDF qui ne se génère plus. Ces signaux sont souvent le symptôme d’un écart de versions.

2.3. Correctifs de sécurité

Les correctifs de sécurité ont un rôle très précis : refermer des failles documentées. Ils ciblent notamment :

  • les navigateurs (Chrome, Edge, Firefox) ;
  • les lecteurs PDF ;
  • les clients de messagerie ;
  • les composants Microsoft 365 et équivalents ;
  • les solutions antivirus / EDR.

Ce sont ces correctifs que les attaques automatisées testent en premier. Ils ne changent pas l’interface, mais ce sont eux qui compensent l’évolution rapide des méthodes d’intrusion et qui réduisent l’exposition aux cyberattaques.

2.4. Équipements réseau

Firewalls, routeurs, switches, points d’accès Wi-Fi, parfois caméras IP ou bornes spécifiques.
Tous ces équipements possèdent un firmware. Ce firmware gère la façon dont le trafic passe, se chiffre et se segmente. Quand il n’est pas mis à jour, il peut laisser ouvertes des méthodes anciennes d’authentification ou des failles connues sur certains protocoles.

Comme ces équipements sont physiquement éloignés du quotidien des utilisateurs, ils sortent vite du champ de vision. Pourtant, ils sont au cœur de la sécurité du réseau d’entreprise.

2.5. Services cloud et outils SaaS

Les solutions cloud évoluent en continu : nouvelles fonctionnalités, nouveaux contrôles de sécurité, nouvelles méthodes d’authentification. Quand les postes restent sur de vieux navigateurs ou des modules dépassés, les décalages apparaissent :

  • sessions qui se coupent ;
  • erreurs de connexion ;
  • documents qui ne se synchronisent plus ;
  • interfaces partiellement affichées.

Dans ce cas, la plateforme cloud n’est pas “buggée”. Elle est simplement en avance sur un poste qui n’a pas suivi, ce qui fragilise la collaboration et la continuité d’activité.

3. Les risques d’un parc non mis à jour

Un parc informatique non mis à jour ne devient pas dangereux en un jour. Le risque augmente petit à petit. Un correctif reporté, puis un autre, puis un troisième. Jusqu’au moment où une faille connue trouve un environnement où elle fonctionne encore.

Les effets se cumulent souvent de cette façon :

  • les failles corrigées ailleurs restent ouvertes localement ;
  • les logiciels ralentissent et deviennent instables ;
  • les incompatibilités se multiplient ;
  • les coûts d’intervention augmentent, car chaque incident devient plus long à diagnostiquer.

3.1. Un terrain favorable aux attaques

La majorité des attaques qui touchent les PME s’appuient sur des failles déjà documentées.
Les outils d’attaque détectent la version d’un logiciel, la comparent à la liste des vulnérabilités publiques et déclenchent l’exploit correspondant. Le maillon faible n’est pas la sophistication de l’attaque, mais l’écart entre la version en place et la version corrigée.

Le même mécanisme est à l’œuvre dans les campagnes de phishing ou dans l’exploitation de connexions non sécurisées comme les Wi-Fi publics : l’attaquant cherche là où le niveau de protection n’a pas suivi.

3.2. Lenteurs accumulées et perte de productivité

Un poste non à jour accumule des frictions : un logiciel qui met plus de temps à s’ouvrir, une fenêtre qui se fige, une impression qui nécessite deux essais. Pris isolément, ce n’est pas dramatique. Répétés sur des mois et sur toute une équipe, ces micro-temps morts deviennent une vraie perte de productivité.

3.3. Incompatibilités silencieuses

Lorsqu’un composant évolue (par exemple un connecteur vers un service cloud) mais que le reste de la chaîne reste en arrière, les problèmes changent de forme :

  • un export s’arrête à 80 % sans explication ;
  • une fonction de recherche ne renvoie plus les bons résultats ;
  • un bouton disparaît sur certains postes mais pas sur d’autres.

Ces anomalies sont difficiles à expliquer aux équipes. Pourtant, leur cause est souvent simple : des versions qui ne sont plus synchronisées.

3.4. Coûts techniques et risques réglementaires

Plus le décalage de versions est important, plus les interventions deviennent lourdes : migrations complexes, rattrapage de plusieurs années, changements de matériel.
À cela s’ajoute l’aspect réglementaire : un système laissé sur des versions anciennes alors que des correctifs existent peut être interprété comme une protection insuffisante des données personnelles.

4. Pourquoi les PME accumulent du retard

Tout le monde sait qu’il faut faire les mises à jour. Pourtant, dans les faits, elles sont régulièrement reportées. Ce n’est pas uniquement une question de volonté. C’est un problème d’organisation, de temps et d’outillage.

Les causes reviennent souvent aux mêmes points :

  • les urgences quotidiennes qui repoussent la maintenance ;
  • la peur de casser un outil central ;
  • l’absence de visibilité globale sur le parc ;
  • le manque de tests structurés ;
  • le télétravail et les postes non supervisés.

4.1. Les urgences prennent le dessus

Un client à rappeler, un devis à envoyer, une commande à valider, un problème d’impression. Ces sujets-là passent en premier. Tant qu’aucun incident majeur ne survient, la maintenance reste au second plan. Le risque ne s’exprime pas immédiatement, il s’installe doucement.

4.2. La crainte de casser un logiciel métier

Un dirigeant ou un responsable métier qui a déjà vécu une mise à jour bloquant son logiciel de caisse, son logiciel médical ou son ERP retient surtout cette expérience. Le réflexe, ensuite, est de bloquer les mises à jour pour “ne plus avoir de surprises”.
Compréhensible sur le moment. Problématique à moyen terme.

4.3. Manque de supervision centralisée

Sans outil de supervision, il est difficile de répondre à des questions basiques :

  • combien de machines sont à jour ?
  • quelles versions de Windows circulent encore dans l’entreprise ?
  • quels routeurs ou firewalls n’ont pas été mis à jour depuis plusieurs années ?

Sans ces informations, les mises à jour se font au cas par cas, sur demande, plutôt que dans un cadre organisé.

4.4. Effet télétravail

Les postes distants, les ordinateurs personnels connectés en VPN, les utilisateurs nomades compliquent le tableau.
Un portable rarement connecté au réseau interne peut passer à côté de plusieurs cycles de mise à jour, tout en continuant à accéder à des données sensibles de l’entreprise.

5. Comment structurer un cycle de mises à jour fiable

Un cycle de mises à jour régulières ne repose pas sur des actions ponctuelles, mais sur une organisation claire. L’objectif n’est pas d’atteindre la perfection, mais de trouver un rythme soutenable qui s’intègre au fonctionnement de la société.

La logique peut se résumer en cinq étapes :

  • voir clair (inventaire du parc) ;
  • évaluer le risque (priorisation) ;
  • tester avant de généraliser ;
  • automatiser le maximum ;
  • superviser dans la durée.

5.1. Inventaire et cartographie

L’inventaire rassemble les informations éparpillées : versions de systèmes, versions de logiciels métiers, firmwares des équipements réseau, navigateurs utilisés, périmètre des postes en télétravail.
Une fois ces éléments visibles, les écarts ressortent : machines en fin de support, logiciels restés sur des versions anciennes, équipements réseau jamais mis à jour.

5.2. Priorisation par niveau de risque

Tout ne peut pas être fait en même temps. Il est donc utile de classer :

  • en priorité haute : systèmes non supportés, failles critiques, équipements réseau exposés ;
  • en priorité moyenne : logiciels métiers importants, navigateurs, modules clés ;
  • en priorité basse : mises à jour purement ergonomiques ou esthétiques.

Ce classement permet de concentrer l’effort là où l’impact est le plus fort, que ce soit pour la sécurité ou la continuité d’activité.

5.3. Tests sur un groupe pilote

Avant un déploiement large, un groupe réduit de postes reçoit les mises à jour : un poste standard, un poste utilisant un logiciel métier sensible, un poste de direction.
On vérifie ensuite quelques actions simples : ouvrir les outils du quotidien, imprimer, accéder aux fichiers partagés, se connecter aux services cloud, utiliser la fonctionnalité métier principale.

Si tout est stable, le déploiement peut être étendu. Si un problème apparaît, il est géré sur ce petit périmètre avant de toucher le reste de l’entreprise.

5.4. Automatisation du déploiement

L’automatisation permet de définir des fenêtres horaires (soirée, début de matinée, week-end) et de lancer les mises à jour du parc informatique sans intervention manuelle.
L’outil gère l’installation, les redémarrages planifiés, la relance en cas d’échec et la remontée des exceptions.

5.5. Supervision et ajustements

Une fois le cycle installé, la supervision prend le relais : elle signale les postes qui restent en arrière, les mises à jour qui échouent, les systèmes qui approchent de leur fin de support.
Ce suivi permet d’ajuster le rythme, de traiter les cas particuliers et de maintenir une cohérence dans la durée.

6. Patch management : l’approche professionnelle

Le patch management structure tout ce qui précède dans un cadre outillé. Au lieu de traiter les mises à jour comme une suite d’actions isolées, elles deviennent un processus continu et documenté.

Une plateforme de patch management permet notamment de :

  • recenser les postes et leurs versions ;
  • centraliser les correctifs disponibles ;
  • tester sur des groupes pilotes ;
  • déployer selon des règles (par site, par horaire, par criticité) ;
  • remonter les exceptions et les échecs en temps réel.

Pour une PME, cette approche limite la dépendance aux manipulations manuelles, réduit le risque d’oubli et simplifie la justification des mesures de sécurité informatique lors d’un audit ou d’un contrôle.

7. MySerenity : automatiser, superviser, sécuriser

MySerenity met ce patch management au cœur d’une offre d’infogérance : gestion des mises à jour, protection des postes, sauvegarde, supervision 24/7 et accompagnement humain. L’objectif n’est pas d’ajouter une couche de complexité, mais de sortir le sujet des urgences du quotidien.

Les postes sont suivis en continu. Les correctifs sont testés, planifiés et déployés. Les équipements réseau ne restent pas hors champ.
L’entreprise garde la visibilité et la décision, mais n’a plus à orchestrer chaque étape technique.

Un parc mis à jour, une informatique plus prévisible

MySerenity réunit la gestion des mises à jour, la protection des données, la supervision proactive et la formation via la Power Academy. Le cadre est posé, les cycles sont gérés, vos équipes peuvent se concentrer sur leur cœur de métier.

Conclusion

Les mises à jour informatiques rapprochent les versions, réduisent les failles et stabilisent les usages. Elles ne sont pas toujours visibles au quotidien, mais leurs effets le sont : moins de lenteurs, moins d’incidents, moins d’écarts avec les menaces réelles.

Un parc non mis à jour s’éloigne progressivement de son environnement. Un parc entretenu reste proche de ses besoins, de ses contraintes et de ses enjeux de sécurité.
Avec un cycle structuré ou une solution managée comme MySerenity, les mises à jour deviennent un réflexe de base, au même titre que la sauvegarde et la surveillance. Elles quittent la liste des sujets anxiogènes pour rejoindre celle des gestes normaux de pilotage de votre système d’information.

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À propos de l'auteur
Jantien Rault
Depuis plus de 20 ans, j’accompagne les PME dans leur transformation digitale et la gestion de leur IT.

🔹 L’IT, c’est mon métier : infogérance, cybersécurité et optimisation des systèmes.
🔹 Les PME, c’est mon terrain de jeu : des solutions sur-mesure, adaptées aux vrais besoins des entreprises.
🔹 Ma vision : simplifier l’informatique pour qu’elle devienne un atout, pas un casse-tête.

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