Sauvegarde Microsoft 365 : ce qui est inclus, et ce qui manque
Ce que la rétention native couvre vraiment, ce que Microsoft vend désormais à part, et les trois cas où rien de tout ça ne suffit plus.
Vous payez Microsoft depuis des années. Vos emails, vos fichiers, vos conversations Teams sont chez eux, dans des centres de données redondants, avec une disponibilité garantie par contrat.
La sauvegarde n'est incluse dans aucun plan. Ni Basic, ni Standard, ni Business Premium, ni Enterprise.
Ce n'est pas un oubli, c'est un choix assumé. Et depuis 2026, Microsoft vend la sauvegarde séparément, ce qui règle la question de savoir s'il la considère nécessaire.
Voici ce que vous avez réellement, ce que ça couvre, et à partir d'où ça ne suffit plus.
Ce que dit Microsoft
Le contrat de services de Microsoft est explicite. Il précise que les services connaissent des interruptions, que Microsoft n'est pas responsable des pertes que vous pourriez subir, qu'en cas de panne vous pourriez ne pas récupérer votre contenu, et il recommande de sauvegarder régulièrement vos contenus et vos données.
C'est ce qu'on appelle le modèle de responsabilité partagée : Microsoft répond de la disponibilité du service, vous répondez du contenu. Leur redondance protège contre la panne d'un disque ou l'incendie d'un centre de données. Elle ne protège pas contre vous : si vous supprimez un dossier, Microsoft le supprime consciencieusement sur tous ses serveurs à la fois. C'est le comportement attendu, pas un défaut.
Une précision d'honnêteté que personne ne fait. Ce passage figure dans le contrat de services Microsoft, qui couvre en premier lieu les produits grand public. Pour un abonnement professionnel, ce sont le Contrat client Microsoft et les Conditions des produits qui font foi. La quasi-totalité des éditeurs de sauvegarde citent pourtant ce texte pour vendre en B2B, sans le préciser. Le principe est le même dans les deux cas, mais autant que vous le sachiez avant qu'un juriste vous le fasse remarquer.
Ce que vous avez sans rien payer de plus
Il y a des filets, et ils sont meilleurs qu'on ne le dit. Les comparatifs de revendeurs les minimisent parce que ça arrange leur démonstration. Voici les vrais chiffres.
Trois nuances qui changent tout
Les 93 jours ne repartent pas à zéro
Le décompte commence à la suppression d'origine et ne se réinitialise pas quand l'élément passe de la première à la seconde corbeille. Un fichier supprimé le 1er janvier disparaît définitivement début avril, qu'il ait changé d'étage ou non.
Détail que presque personne ne connaît : au-delà des 93 jours, Microsoft documente une fenêtre de 14 jours pendant laquelle ses équipes peuvent encore récupérer la donnée. Après, c'est définitif. Ce n'est pas un filet sur lequel bâtir quoi que ce soit, mais c'est bon à savoir un jour de panique.
Files Restore est manuel, et ne couvre pas la messagerie
Personne ne le déclenche à votre place : c'est un administrateur qui doit décider, choisir une date et lancer l'opération. Et il ne s'applique qu'aux fichiers OneDrive et SharePoint. Vos emails n'en bénéficient pas.
La détection de rançongiciel n'est pas une fonction professionnelle
C'est le point le plus mal compris. Microsoft propose bien une détection qui alerte par notification et par email quand un chiffrement massif est repéré, mais elle est documentée comme une fonction des abonnements grand public : Microsoft 365 Personnel, Famille et Basic. Elle a d'ailleurs été ajoutée à Microsoft 365 Basic, le forfait consommateur à 100 Go, en 2024.
En entreprise, personne ne vous prévient. Vous découvrez l'incident par vous-même, puis vous déclenchez Files Restore à la main, sur les fichiers uniquement. C'est très différent de l'image que la plupart des dirigeants ont en tête.
Ce que ça couvre vraiment
Contre une suppression accidentelle, les 93 jours suffisent dans l'immense majorité des cas. Un fichier effacé par erreur se récupère.
Contre un chiffrement, l'historique des versions est votre meilleure défense native, et elle est solide. Microsoft l'écrit lui-même : si un rançongiciel modifie et chiffre un fichier, vous pouvez récupérer une version antérieure. Tant que les 500 versions ne sont pas épuisées.
Ce ne sont pas des protections négligeables. Le problème est ailleurs.
Microsoft 365 Backup, le produit que Microsoft vend
Depuis 2026, Microsoft commercialise sa propre solution de sauvegarde, Microsoft 365 Backup. C'est un produit distinct, qui n'est inclus dans aucun plan.
Et le point de principe : sauvegarder Microsoft 365 dans Microsoft 365 contrevient à la règle de base de la sauvegarde, qui veut trois copies, sur deux supports différents, dont une hors site. Une application ne devrait pas être protégée par elle-même. Ce n'est pas disqualifiant, c'est un arbitrage à faire en connaissance de cause.
L'arbitrage, en une ligne : le natif gagne sur la vitesse de restauration, le tiers gagne sur la durée de rétention et sur l'indépendance.
Les trois trous que rien ne comble
Le départ mal géré
C'est le cas le plus fréquent, et il ne demande aucune malveillance.
Un collaborateur part. Quelques semaines plus tard, quelqu'un libère sa licence pour ne pas payer un poste vide. Le compte est supprimé, la boîte est purgée, l'historique s'en va.
Deux mois après, un client rappelle un engagement pris par email. L'échange n'existe plus.
Ce n'est pas une défaillance. C'est la mécanique normale de Microsoft 365, déclenchée par un geste d'économie que tout le monde fait.
La suppression tardive
Un dossier supprimé en janvier, découvert en juillet à l'occasion d'un contrôle, d'un litige ou d'un audit. Six mois.
La corbeille plafonne à 93 jours. Microsoft 365 Backup plafonne à 365 jours.
Une nuance d'honnêteté, parce qu'elle existe : Microsoft permet de configurer des stratégies de rétention Purview qui vont à un an, dix ans et plus, avec verrouillage immuable. Si vous les avez mises en place, le fichier est conservé.
Mais une rétention n'est pas une sauvegarde. Elle empêche la suppression, elle ne restaure pas à une date choisie, elle vit dans le même tenant, et surtout elle doit avoir été configurée avant. Une entreprise qui découvre en juillet qu'un dossier manque depuis janvier n'avait pas de stratégie Purview : sinon elle ne l'aurait pas perdu.
C'est le cas le plus banal des trois : personne ne s'aperçoit qu'un dossier manque tant qu'on n'en a pas besoin.
L'obligation de preuve
Si vous devez démontrer devant un juge, un auditeur ou la CNIL que vous pouvez restaurer une donnée à une date donnée, la corbeille ne constitue pas une réponse.
Ce que nous faisons
La sauvegarde Microsoft 365 est comprise dans mySerenity, notre contrat d'infogérance. Ce n'est pas une option à cocher ni une ligne en plus sur votre facture : elle fait partie du socle, au même titre que la supervision et la protection des postes. Nous ne la vendons pas séparément, parce qu'une sauvegarde que personne ne surveille et ne teste ne sert à rien.
Techniquement, nous nous appuyons sur OpenText Cloudally, en couche supplémentaire par-dessus Microsoft, pas à la place.
Le périmètre : Exchange, OneDrive, SharePoint et Teams.
La cadence : trois sauvegardes par jour, toutes les huit heures. Ce qui compte n'est pas le nombre, c'est ce qu'il implique : vous ne perdez jamais plus de huit heures de travail. C'est ce qu'on appelle un point de reprise, et c'est la première question à poser à n'importe quel prestataire de sauvegarde. Si la réponse est « tous les soirs », vous perdez une journée entière. Si elle est floue, il n'y a pas de réponse.
L'hébergement : vos données restent en France. Chiffrées au repos en AES-256 et en transit, sur une infrastructure certifiée ISO 27001. Elles ne quittent pas le territoire, et ce n'est pas un effet de manche : c'est la région que nous avons choisie pour vous, parmi les trois que propose notre prestataire en Europe.
La rétention : tant que votre contrat court. Il n'y a pas de plafond de durée ni de palier à acheter. Vos sauvegardes restent disponibles aussi longtemps que l'abonnement tourne, et elles sont supprimées sous cinq jours si vous l'arrêtez. C'est là que l'écart avec Microsoft devient structurel : la rétention native s'arrête à 93 jours, Microsoft 365 Backup à 365 jours, et ce sont des limites du produit, pas des réglages. Beaucoup d'obligations de conservation en France se comptent en années. Une solution qui plafonne à un an ne peut pas y répondre, quel que soit le budget.
Chaque client a sa propre clé de chiffrement, stockée séparément, et les équipes de notre prestataire n'ont pas accès à vos données. Seul votre administrateur peut lancer une restauration.
| Rétention native | Microsoft 365 Backup | Notre sauvegarde | |
|---|---|---|---|
| Coût | Inclus | Au gigaoctet, à l'usage | Par utilisateur |
| Perte maximale en cas d'incident | Aucune notion de point de reprise | Non communiquée | 8 heures |
| Rétention maximale | 93 jours | 365 jours, plafond | Tant que le contrat court |
| Où vivent les données | Dans votre tenant | Dans l'écosystème Microsoft | Hors de votre tenant, en France |
| Un compte supprimé | Les données partent avec | À vérifier selon la stratégie | Les données restent |
| Messagerie couverte | Corbeille uniquement | Oui | Oui |
| Restauration | Manuelle, par fichier ou globale | Rapide, dans l'écosystème | Ciblée, à la date de votre choix |
Le point qui compte le plus, et qu'on oublie : les données de sauvegarde vivent en dehors de votre tenant Microsoft. Si un compte administrateur est compromis, un attaquant peut faire beaucoup de dégâts dans Microsoft 365. Il n'atteint pas ce qui est ailleurs.
Une objection que vous lirez chez Microsoft, et notre réponse. Microsoft met en garde contre les solutions de sauvegarde tierces qui se contentent de copier vos données ailleurs, en estimant qu'elles ne restaurent pas assez vite après un rançongiciel. C'est un point de vue défendable sur la vitesse, et Microsoft a un produit à vendre. Ce qu'il ne dit pas : une sauvegarde qui vit dans le même écosystème que ce qu'elle protège reste exposée à ce qui compromet cet écosystème. Nous préférons une restauration un peu plus lente et une copie que personne ne peut atteindre.
Et nous testons les restaurations. Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée n'est pas une sauvegarde, c'est une intention. Un rapport vert indique que le travail s'est terminé, pas que les données sont exploitables ni que le périmètre est complet. Le jour de l'incident, la seule question sera : combien de temps. Cette réponse doit exister avant.
« En France » ne veut pas dire « souverain »
Une distinction que nous préférons faire nous-mêmes, parce qu'un concurrent vous la fera.
Vos données de sauvegarde sont physiquement en France. Elles reposent sur l'infrastructure d'Amazon Web Services, qui est une société américaine. Hébergement français et souveraineté ne sont pas la même chose, et les prestataires qui écrivent « conforme SecNumCloud » sur ce type de solution vous racontent une histoire : la qualification exclut précisément les fournisseurs soumis à un droit extra-européen.
Pour l'immense majorité des PME, ça n'a aucune conséquence pratique : la localisation française répond à ce que demande le RGPD, et c'est ce qui vous sera demandé. Si vous relevez d'exigences de souveraineté, dans la santé, la défense ou le secteur public, c'est un autre sujet, il faut le poser dès le départ, et nous vous le dirons franchement plutôt que de vous vendre quelque chose qui ne passera pas l'audit.
Ce que le RGPD demande vraiment
Une précision qui revient souvent : le RGPD ne vous impose pas explicitement de sauvegarder. Il vous impose de garantir la disponibilité et l'intégrité des données personnelles que vous traitez, et de pouvoir rétablir l'accès en cas d'incident.
En pratique, expliquer que vous comptiez sur une corbeille de 93 jours sera difficile à tenir. La sauvegarde est le moyen ordinaire de répondre à cette obligation, pas une précaution facultative.
des victimes de rançongiciel signalées sont des TPE, des PME et des ETI. Un chiffre pour situer, sans dramatiser.
Source : ANSSI, Panorama de la cybermenace 2025
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On regarde ce qui est réellement récupérable chez vous, jusqu'à quelle date, et combien de temps il faudrait. La réponse surprend souvent.
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Parler à un technicien04 120 401 90Ce qui revient le plus souvent
Les points qui reviennent quand une PME s'interroge sur la sauvegarde de son tenant Microsoft 365.
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Pas dans le cadre de votre abonnement. La sauvegarde n'est incluse dans aucun plan, Business Premium compris. Microsoft recommande d'ailleurs dans son contrat de services de sauvegarder régulièrement vos contenus. Depuis 2026, il propose une solution payante, Microsoft 365 Backup, facturée séparément.
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Non. Premium ajoute de la sécurité, de la gestion du parc et 1,5 To d'archive de messagerie. L'archive n'est pas une sauvegarde : elle vit dans le même tenant et suit le même sort en cas de suppression du compte.
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Côté fichiers, 93 jours au total sur SharePoint et OneDrive, en comptant les deux étages de corbeille. Le décompte démarre à la suppression d'origine et ne repart pas à zéro quand l'élément change d'étage. Côté messagerie, 14 jours par défaut, configurable jusqu'à 30.
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En entreprise, non. La détection qui envoie une alerte est documentée comme une fonction des abonnements grand public, Microsoft 365 Personnel, Famille et Basic. En professionnel, vous disposez de Files Restore, qui permet de revenir jusqu'à 30 jours en arrière, mais c'est un administrateur qui doit le déclencher, et il ne couvre pas la messagerie.
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En bonne partie, oui, et c'est la protection native la plus utile. SharePoint et OneDrive conservent au moins 500 versions majeures par fichier par défaut. Un fichier chiffré reste récupérable dans sa version antérieure, tant que les versions ne sont pas épuisées. C'est réel, et c'est rarement mentionné par ceux qui vendent de la sauvegarde.
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Trois fois par jour, toutes les huit heures. Concrètement, en cas d'incident, vous ne perdez jamais plus de huit heures de travail. C'est la question à poser à tout prestataire de sauvegarde : une sauvegarde nocturne unique vous fait perdre une journée entière de saisie.
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Elles disparaissent avec le compte. C'est le cas le plus fréquent, parce que le réflexe est de libérer la licence pour ne pas payer un poste vide. Nous récupérons emails, fichiers, dossiers partagés et historique Teams avant la fermeture, et nous les transférons vers un compte désigné. Le sujet se traite au moment du départ, pas deux mois après.
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Non, c'est un miroir. Si vos fichiers locaux sont chiffrés, OneDrive réplique la version chiffrée dans le cloud, sur tous vos appareils. L'historique des versions permet de revenir en arrière, mais le miroir en lui-même ne protège de rien.
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Ça dépend de deux choses : la durée de rétention dont vous avez besoin, et votre volume de données. Microsoft 365 Backup plafonne à 365 jours et se facture au gigaoctet, ce qui le rend difficile à budgéter. Une solution tierce offre une rétention plus longue, un prix par utilisateur, et des données hors de votre tenant. Le natif est plus rapide à restaurer. C'est un arbitrage, pas une évidence.
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Pas avec la rétention native : la limite est de 93 jours. Avec Microsoft 365 Backup, oui, tant qu'on reste sous 365 jours. Avec notre sauvegarde, oui, sans limite de durée tant que votre contrat court.
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Tant que votre contrat court. Il n'y a pas de plafond de durée ni de palier à acheter, contrairement à la rétention native de Microsoft qui s'arrête à 93 jours et à Microsoft 365 Backup qui s'arrête à 365 jours. Si vous résiliez, les données sont supprimées des archives sous cinq jours : pensez à les exporter avant.
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Elles vivent hors de votre tenant Microsoft, dans un espace auquel vos comptes Microsoft n'ont pas accès. Quelqu'un qui prendrait le contrôle d'un compte administrateur Microsoft 365 peut faire beaucoup de dégâts dans votre tenant. Il n'atteint pas ce qui est ailleurs.
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En France, chiffrées au repos et en transit, sur une infrastructure certifiée ISO 27001. Une précision d'honnêteté : hébergement en France n'équivaut pas à souveraineté, l'infrastructure sous-jacente appartient à un acteur américain. Pour le RGPD, la localisation française répond à ce qui est demandé. Si vous relevez d'exigences de souveraineté particulières, dites-le nous dès le départ.
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En restaurant. C'est la seule méthode. Nous testons les restaurations et nous vous disons combien de temps elles prennent, parce que c'est la seule chose qui comptera le jour de l'incident.
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Non. Elle est comprise dans mySerenity et nous ne la vendons pas à part. Ce n'est pas une contrainte commerciale : une sauvegarde qui tourne sans que personne ne surveille ses alertes ni ne teste ses restaurations donne une illusion de sécurité, ce qui est pire que pas de sauvegarde du tout. Nous préférons ne pas la vendre que la vendre à moitié.
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