04 120 401 90 | Expert infogérance & cybersécurité · Avignon · toute la France
| News Cyber
Microsoft 365 · Comparatif 2026

Business Basic vs Google Workspace : où se joue vraiment l'écart

À l'entrée de gamme, les deux suites coûtent à peu près le même prix et font à peu près la même chose. Puis vous regardez le stockage : 30 Go chez Google, 1 To chez Microsoft. C'est là que la comparaison bascule, et c'est rarement ce qu'on regarde en premier.

Le comparatif ligne par ligne Le stockage : 1 To contre 30 Go Copilot Chat face à Gemini Le verdict selon vos usages
Deux philosophies

Deux philosophies, un même prix

Google Workspace est né dans le cloud. Docs, Sheets et Slides n'ont jamais eu de version installée. La collaboration en temps réel n'est pas une fonction ajoutée, c'est le point de départ. L'administration est simple, la prise en main quasi immédiate.

Microsoft 365 vient du poste de travail. Word et Excel existent depuis quarante ans, et les versions web sont des adaptations. En contrepartie, l'écosystème est plus profond : SharePoint, Exchange, l'intégration Windows, et une passerelle vers les applications installées si vos besoins évoluent.

Business Basic est l'entrée de gamme Microsoft. Business Starter est l'entrée de gamme Google. Ce sont les deux plans qui se font face, et ils se ressemblent plus qu'on ne le croit, sauf sur un point.

Le comparatif complet

Business Basic et Business Starter, ligne par ligne

Deux entrées de gamme très proches sur le papier. La différence structurante tient en une ligne : le stockage.

M365 Business Basic
Workspace Business Starter
Tarif
  • HT / utilisateur / mois, engagement annuel 6,07 € 5,75 €
Messagerie et stockage
  • Messagerie Outlook + Exchange, 100 Go + 50 Go d’archive Gmail, dans l’enveloppe commune
  • Stockage 1 To OneDrive / utilisateur, hors messagerie 30 Go communs, messagerie comprise
Bureautique
  • Applications web et mobile Word, Excel, PowerPoint, Outlook Docs, Sheets, Slides, Gmail
  • Applications installées PC ou Mac
Visioconférence
  • Outil Teams Meet, 100 participants, 24 h
  • Enregistrement des réunions
  • Suppression du bruit
IA et collaboration
  • Assistant IA Copilot Chat avec ancrage web Gemini limité : Gmail et Vids
  • Espaces d’équipe SharePoint Drive partagés
  • Signature électronique
Sécurité et administration
  • Authentification à deux facteurs
  • Protection des postes
  • Gestion des appareils Intermédiaire
  • Plafond utilisateurs 300 300

Données relevées le 15 juillet 2026 sur microsoft.com/fr-fr et workspace.google.fr. L'engagement annuel apporte environ 16 % de remise chez Google par rapport au paiement mensuel. À noter : Google a annoncé le passage de Business Starter à 6,80 € HT au 29 octobre 2026.

La différence structurante

Le stockage, l'écart que personne n'anticipe

C'est la différence structurante à ce niveau de gamme, et elle est massive.

Chez Microsoft, vous avez 1 To de OneDrive par utilisateur, plus une boîte mail de 100 Go plus 50 Go d'archive. Les trois enveloppes sont distinctes.

Chez Google, Business Starter donne 30 Go par utilisateur, et c'est un stockage commun : Gmail, Drive et Google Photos puisent dedans. Vos emails et vos fichiers se partagent la même enveloppe.

Concrètement : un collaborateur avec cinq ans d'historique de messagerie a déjà consommé une bonne partie de ses 30 Go avant d'avoir stocké un seul document.

La nuance honnête : Google mutualise le stockage à l'échelle de l'organisation. Trente utilisateurs, c'est 900 Go partagés, et un gros consommateur peut piocher dans ce que les autres n'utilisent pas. Ça atténue le problème, ça ne le supprime pas. Microsoft, à l'inverse, alloue 1 To à chacun sans mutualisation.

Et si vous montez d'un cran chez Google, Business Standard passe à 2 To par utilisateur. L'écart s'inverse. Mais on ne compare alors plus la même chose : Business Standard chez Google, c'est aussi Gemini complet et l'enregistrement des réunions, face à un Business Basic qui reste au même niveau.

L'IA à l'entrée de gamme

Copilot Chat contre Gemini

Les deux éditeurs ont intégré leur assistant dans les suites. Aucun des deux ne le donne complètement à l'entrée de gamme.

Microsoft

Copilot Chat, inclus dans Business Basic

Une conversation IA avec ancrage web, de l'aide à la rédaction et de l'analyse de données. Microsoft 365 Copilot complet, celui qui travaille sur vos propres documents et vos réunions, reste un module payant.

Google

Gemini, en accès limité dans Business Starter

Présent dans Gmail et dans Vids, absent de Docs, Sheets, Slides, Drive, Meet et Chat. Pour avoir Gemini partout, il faut Business Standard.

Match nul, et pour la même raison des deux côtés : l'IA vraiment utile est au palier au-dessus.

L'autre côté

Ce que Google fait mieux

Une comparaison qui ne donnerait raison qu'à un seul camp ne servirait à rien. Voici où Workspace prend l'avantage.

La collaboration en temps réel

Docs et Sheets ont été conçus pour ça. Plusieurs personnes sur un même fichier, sans conflit de version, sans friction. Les versions web d'Office s'en approchent, mais Google garde une longueur d'avance sur la fluidité.

La simplicité d'administration

La console Google se prend en main en une après-midi. Le centre d'administration Microsoft 365 est plus riche et nettement plus intimidant. Pour une structure sans informaticien, ça compte.

Le multiplateforme

Workspace se moque de savoir si vous êtes sur Mac, PC, Chromebook ou tablette. Tout est identique partout.

La gestion des appareils

Business Starter propose une gestion intermédiaire des points de terminaison. Business Basic n'en propose aucune.

La courbe d'apprentissage

Une équipe qui n'a jamais utilisé Office trouvera Workspace plus direct. Moins de menus, moins de fonctions cachées.

Et un point où Microsoft prend l'avantage à ce palier, dans l'autre sens : Business Starter n'enregistre pas les réunions Meet, quand Teams le fait dans Business Basic. Pour une équipe qui archive ses réunions ou forme à distance, c'est un critère éliminatoire.

L'angle mort

Ce qu'aucune des deux ne fait

Ni Microsoft 365 ni Google Workspace ne sauvegardent vos données.

Les deux éditeurs appliquent le même modèle de responsabilité partagée : ils garantissent la disponibilité du service, vous restez responsable du contenu. La corbeille et la rétention native couvrent quelques semaines, ce n'est pas une restauration après incident.

Trois situations qui se paient comptant

Là où aucune des deux suites ne vous rend vos données

  • La suppression tardive

    Une suppression découverte trois mois plus tard, bien au-delà de la fenêtre de rétention native.

  • Le départ mal géré

    Une boîte purgée au départ d’un salarié, et plus aucun moyen de récupérer l’historique.

  • Le rançongiciel synchronisé

    Des fichiers chiffrés sur le poste, qui se répliquent chiffrés dans le cloud.

Il faut une solution de sauvegarde tierce, quel que soit votre camp. Et aucune des deux ne protège vos ordinateurs à ce niveau de gamme : Business Basic et Business Starter filtrent la messagerie, c'est tout. Le poste de travail n'est pas surveillé. Chez Microsoft, Defender for Business s'ajoute pour 2,60 € HT par utilisateur et par mois, ce qui reste le moyen le plus simple de combler ce trou sans changer de plan.

48 %

des victimes de rançongiciel signalées sont des TPE, des PME et des ETI. Un chiffre pour situer l'enjeu, sans dramatiser.

Source : ANSSI, Panorama de la cybermenace 2025

Verdict

Lequel pour votre PME

Choisissez Microsoft 365 Business Basic si

  • Vos équipes utilisent déjà Word, Excel et Outlook, même sans les aimer
  • Vous stockez du volume : le rapport 1 To contre 30 Go décide souvent seul
  • Vous archivez vos réunions
  • Vous êtes sous Windows et vous comptez y rester
  • Vous pensez avoir besoin des applications installées un jour : le passage à Business Standard se fait sans migration

Choisissez Google Workspace si

  • Votre structure est née dans le cloud, sans héritage Microsoft
  • La collaboration simultanée sur les documents est votre quotidien
  • Vous n’avez personne pour administrer un tenant Microsoft
  • Votre parc est mixte : Mac, Chromebook, mobiles
  • Vos volumes de stockage sont légers, ou vous êtes prêt à passer sur Business Standard

Le conseil que je donne le plus souvent : ne migrez pas pour migrer. Si vos équipes sont productives sur une suite, le coût réel d'un changement n'est pas la licence, c'est la formation, la conversion des fichiers et les semaines de flottement. Les classeurs Excel un peu sérieux, en particulier les macros, ne traversent pas proprement vers Sheets.

La bonne question n'est presque jamais « laquelle est la meilleure ». C'est « laquelle correspond à ce que mes équipes font déjà ».

Pré-audit

Vous hésitez encore ?

On regarde vos usages réels, vos volumes et votre parc, et on vous dit franchement si un changement en vaut la peine. Y compris quand la réponse est non.

Vos données servent uniquement à traiter votre demande. Nos techniciens sont joignables du lundi au jeudi de 8h00 à 12h30 et de 13h30 à 18h00, le vendredi jusqu'à 17h00.

Microsoft ou Google ? La bonne question est ailleurs.

Laquelle correspond à ce que vos équipes font déjà — c'est ça qu'on regarde, avant de parler licences.

Parler à un technicien04 120 401 90
Questions fréquentes

Ce qui revient le plus souvent

Les points qui reviennent quand une PME arbitre entre Microsoft 365 Business Basic et Google Workspace.

  • Les deux plans d'entrée sont très proches. Business Basic est à 6,07 € HT par utilisateur et par mois en engagement annuel. Le vrai écart n'est pas sur le prix mais sur ce que vous obtenez : 1 To de stockage chez Microsoft contre 30 Go chez Google au même palier.
À propos de l’auteur
Jantien Rault, Président & fondateur POWERiti Prenez rendez-vous

Jantien Rault

Président & fondateur POWERiti

15 ans dans l’IT, dont dix ans à la direction commerciale d’un intégrateur. J’ai fondé POWERiti en 2021 pour accompagner les PME en infogérance et en cybersécurité.

  • Formation technique, carrière commerciale : je traduis les contraintes techniques en décisions que peut prendre un dirigeant, et l’inverse.
  • Les PME, c’est mon terrain de jeu : des solutions sur-mesure, adaptées aux vrais besoins des entreprises.
  • Ma vision : simplifier l’informatique pour qu’elle devienne un atout, pas un casse-tête.